BETC
« Liberté, Égalité*, Fraternité » avec Cityz Media

Cityz Media
Peut mieux faire...
Ce 8 mars, on a pu voir dans Paris notre belle devise républicaine perturbée par un astérisque. Pourquoi ?
Pour signifier que cette égalité de tous les citoyens est en fait une égalité « sous conditions » pour la moitié d’entre eux : les femmes.
Cet astérisque qui vient, habituellement en publicité, indiquer les conditions générales, y compris les restrictions, d’une proposition commerciale, est détournée par la Ville de Paris sur une idée de l’agence de publicité BETC, pour souligner tout ce qui peut entraver l’égalité et s’applique aux femmes, toutes ces « conditions » qui restreignent l’égalité.
Un détournement que l’on pourra découvrir dans un dispositif d’affichage orchestré avec Cityz Media et une projection le 8 mars en collaboration avec la SETE (Société d’Exploitation de la Tour Eiffel).
La devise modifiée « Liberté, Égalité*, Fraternité » est rendue visible dans la ville via une campagne d’affichage, avec une première affiche où figure la devise avec l’astérisque et une deuxième où apparaît un texte très dense : ces conditions qui les rendent inéligibles à l’égalité réelle.
« Moins payées, plus exposées aux stéréotypes, invisibilisées ou attaquées jusque dans notre légitimité, nous devons encore prouver ce qui devrait aller de soi. En ce 8 mars, sur la tour Eiffel, nous avons choisi d’ajouter un astérisque au mot “Égalité”. Il symbolise ces centaines de conditions implicites qui empêchent l’égalité réelle d’advenir. Cet astérisque est un signal : rendre visible ce qui entrave, pour mieux le combattre. Un jour, je l’espère, il disparaîtra. Parce que l’égalité ne doit plus jamais être sous conditions. Elle doit être pleine, entière, sans astérisque », explique Anne Hidalgo, Maire de Paris.

Mercedes Erra, présidente et fondatrice de BETC complète : « Quand on me demande ce qu’est le féminisme, je dis toujours : c’est la quête de l’égalité femmes/hommes, que je mène depuis plus de 40 ans. Il y a 20 ans, nous avions fait une campagne avec un slogan : égalité, il faut juste le vouloir. C’était à la fois vrai - la volonté est cruciale dans la conquête de l’égalité - et faux : certaines choses résistent à la volonté, en tous cas à celle des femmes. Nombreux sont ceux qui affirment que l’égalité hommes femmes est faite, qu’il n’y a plus de problème en France. Aujourd’hui nous avons à cœur de rappeler à toutes et tous que non, on n’y est pas. Et que la liste des faits sociaux qui limitent l’égalité est encore longue comme le bras ! »
Sur une idée de Gustave Eiffel, 72 noms d’hommes scientifiques majeurs figurent au 1er étage de la tour Eiffel. A l’initiative de la Ville de Paris, d’ici fin 2027, les noms de 72 femmes scientifiques seront ajoutées aux côtés des 72 noms déjà gravés sur le monument.
Dans un premier temps, le dispositif se déploiera via deux mobiliers urbains d’information de 2 m2 recto-verso de Cityz Media, installés le dimanche 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, sur le quai Jacques Chirac, face à la tour Eiffel. Chaque mobilier proposera un visuel complémentaire pour rendre le message concret :
- Le recto sur la devise « Liberté, égalité*, fraternité » et la liste des conditions
- Le verso sur l’engagement d’inscrire le nom des 72 femmes scientifiques sur la
tour Eiffel, et la liste de leurs noms.
En point d’orgue, le soir du 8 mars, la devise revisitée est projetée sur un écran au 1er étage de la tour Eiffel, conférant à l’initiative une portée nationale et internationale.
Pour prolonger la visibilité de cette initiative tout au long de la semaine suivant le 8 mars, Cityz Media déploiera également un dispositif puissant et dédié de 72 mobiliers urbains autour de la tour Eiffel, dans les 7e, 8e, 15e et 16e arrondissements. Un écho direct aux 72 femmes scientifiques qui seront mises à l’honneur sur le monument d’ici 2027.

